Mon bremier plog

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dimanche, mars 27 2011

T'exte "Squelette"

Matières organiques et minérales, chaque dessin représente un élément distinct de la colonne. Des cervicales au sacrum, ces fragments de vertèbres constituent le squelette interne (endosquelette) qui nous permet de tenir debout.

A la fois familiers et étrangers, ils définissent l'espace interne (celui du corps humain) et le regard qu'on y porte (l'introspection). 

Pourtant communs, ces éléments restent invisibles, et seulement peu d'entre nous savent vraiment à quoi ils ressemblent. 

En les dessinant, je cherche à créer une confrontation entre l'observation analytique d'un dessin tendant à refléter l'échelle et la réalité, et l'idée même que notre vie dépend du bon fonctionnement de ces éléments dissimulés.

La forme géométrique abstraite est quand à elle un indicateur de la façon dont j'ai traité chaque dessin, c'est un collage provenant d'un autre papier, il a le rôle de balise, de clef picturale pour déchiffrer le code du dessin.

Le but est aussi de créer un effet visuel, une rupture entre un élément fort et de petite échelle (collage) et le dessin, plus grand mais au trait plus fin. Au final, une impression de flottement se dégage.

Mes dessins d'os traduisent la fragilité et la pérennité d'un matériaux qui forme notre squelette, qui est celui des fossiles, des coquillages et des coraux, qu'on trouve au fond des mers mais qui constitue aussi le sol sur lequel on marche.

 

T'exte Structures

Construites à partir de matériaux industriels, les Structures sont composées de minces tassaux de bois (deux épaisseurs différentes) et de colle industrielle (type Araldite).

L’agencement de formes géométriques basiques (triangle pour l’un, parallélogramme pour l’autre) est une application de mon travail sur la 3D, à travers les matériaux.

Je conçois ces pièces comme des maquettes :

une miniaturisation de plus grandes structures qui deviendraient alors des architectures, des squellettes de bâtiments qui pourraient investir de nouveaux espaces*.

* Recherche d’une ergonomie pour les prochaines structures Martiennes par exemples.

La plus petite est inspirée des structures géodésiques de Buckminster Fuller, elle n’est qu’un agencement de triangles 

équilatéraux qui, sous cette forme, permettent au bâtiment d’être auto-portant avec un maximum d’espace vital.

1° Exemple de grande structure où trois formes identiques mutent pour n’en créer qu’une seule.

T'exte "Fragments"

Les premiers souvenirs de ma vie tiennent en quelques images : des draps bleus, un masque en tissu, l'écran d'un électrocardiogramme. 

Il me vient ensuite des visions de cicatrices, un corps allongés sur un lit, le souvenir flou d'une douleur.

Ce travail se situe à mi-chemin entre l'installation et la peinture. C'est une association de panneaux rectangulaires de différents formats et épaisseurs, accrochés verticalement, sur lesquels j'ai voulu travailler la matière et la couleur.

La chromatique bleue rappelle l'univers clinique : la couleur des draps, du sol et des murs. Les tintes brunes et vertes évoquent la cicatrisation, la guérison.

Plus que la couleur, c'est avant tout un travail de la matière où la préparation (en épaisseur, couche par couche) des panneaux sert à obtenir une surface parfaitement lisse.

Une fois l'aplat tendu, je dégrade les panneaux à l'aide d'instrument chirurgicaux : scalpel, ciseaux, marteau, brulures chimiques…

L'altération de la mémoire se traduit par la dégradation des panneaux, plus ou moins profonde, à la fois au niveau de la couleur puis en profondeur, à l'intérieur même de la matière. Des symb oles et des motifs apparaissent, ils sont tantôt la représentation picturale de fragments de souvenirs, tantôt la traduction littérale (à l'aide des outils) de mes émotions. Certains souvenirs sont altérés par le temps, d'autres par le récit.

La reconstitution de la mémoire est traduite par le morcellement de la peinture où chaque panneau pourrait être l'éclatement d'un souvenir, celle d'un traumatisme à exorciser.

C'est une installation qui combat l'immobilité, j'ai voulu que les panneaux soit manipulables pour dévoiler une infinité d'associations possibles qui pourrait permette à ces peintures d'investir des lieux bien différents.

T'exte 3D

Ce sont mes sources, le point de départ d’un processus.

Généralement, on peut se servir d’un logiciel de 3D pour concevoir un objet (un espace) dont la finalité est une image qui tend à refléter la réalité.

Dans mon travail, le «rendu» n’est pas le but, je me sert de cet outil pour avoir une vision spatiale du volume que je veux réaliser. Le plus souvent, j’arrête le processus à l’état de squelette, lorsque les formes géométriques sont apparentes.

Cela me permet d’observer, de manipuler et modifier ces formes jusqu’à ce que j’atteigne un résultat (souvent plusieurs) qui me convient.

C’est aussi le moyen efficace de lutter contre l'obsession d’une «pièce finie».

Une ouverture suffisante qui laisse libre court à l’expérimentation.

A l’aide de  mes croquis, je reproduis une forme géométrique que j’extrude pour obtenir le volume. En combinant les éléments, de nouvelles formes se crées, je les sélectionnent, les isoles pour former une structure.

samedi, janvier 29 2011

Charrette.jpeg





Charrette, charrette... Je laisse mon blog à l'abandon et je parie sur de nouveaux horizons, tout n'est qu'une question de priorité.



jeudi, décembre 30 2010

Je suis un cyborg - Park chan-wook

"Je suis un cyborg" - C'est l'histoire d'une jeune fille internée en hôpital psychiatrique parce qu'elle croit être un robot, un cyborg. Elle préfère sucer des piles pendant ses repas et refuse de s'alimenter normalement. Tout son délire tourne autour d'hallucinations qui transforment ses caractéristiques humaines en éléments mécaniques, électroniques, par exemple ses ongles de pieds clignotent quand la batterie est chargée.

 Un jeune homme, interné lui aussi, tombe fou amoureux d'elle. Il a la capacité de voler les qualités des gens qu'il observe.

Libéré du sentiment de compassion (qui lui empêche de faire du mal aux autres), la jeune fille cyborg mène une quête sanglante à travers ses hallucinations.

Ce qui m'a surtout plus dans ce film, hormis l'esthétique, colorée, candide et loufoque hyper cohérente et parfaitement calculée (situations oniriques qui rappellent l'esthétique Tim Burton mêlée à l'humour noir du manga et certains clips de Michel Gondry), c'est la liberté du regard et de l'interprétation de l'histoire que j'ai aimé. Ca me fait énormément penser au point du vue adopté par le journalisme gonzo dans les 70's : point de vue ultra-subjectif créé par Hunter S. Thompson (Journaliste psychédélique et copie conforme du personnage de Raoul Duke dans "Las Vegas Parano" de Terry Gilliam) où les hallucinations et la réalité sont indissociables ce qui permet de ressentir au plus près la condition mentale des personnages. Et ça tombe plutôt bien dans un hôpital psychiatrique. 

Les ponts que j'ai pu faire entre certaines scènes du film et des expériences personnelles, de brèves émotions qui tournent à la magnificence, l'humanité dans la folie (Henri Michaud - "L'espace du dedans" que je suis entrain de lire) et l'inversement des rôles : le psychiatre devient patient (K-Pax de Iain Softley) où Kevin Spacey venu d'une autre planète remet en cause les méthodes de l'analyse psychiatrique, tout ça me parle vraiment.

Le comble du comble, j'avais adoré "Old Boy" il y a quelques années et je connaissais Park Chan-wook de nom mais je n'avais jamais fait le rapprochement entre le réalisateur et ces deux films. Ca m'a donné envi de voir son triptyque sur la vengeance : Lady vengeance et Simpathy for Mister Vengeance qui complètent Old Boy. Du cinéma thaïlandais je connaissais Citizen Dog que j'avais très moyennement aimé mais c'est la jaquette de ce dernier qui m'a donné envi de choisir Je suis un Cyborg.


Au final, je continu à me poser la question : Aurais-je été un fou heureux ?

"I'm a Cyborg but that's ok" de son titre anglais : Un scénario complètement décousu qui ne demande pas qu'on s'y accroche. Et alors ? That's ok for me.



mercredi, décembre 29 2010

Working progress - La chaise anachorète

Designer*

*conçoit un produit en harmonisant les critères esthétiques et fonctionnels.

- réparer - 

Décaper - la mettre à nu - combler les trous - Récupérer, puis déconstruire ("Merz" - Kurt Schwitters?)

Uniformiser ou démembrer.

RéAgencer les éléments qui la compose et des éléments externes : modules, géométriques ou pas.

Jouer avec l'accumulation pour créer une uniformité 

(objets couverts de vis de Thomas Hirschhorn)

mercredi, décembre 15 2010

Véridique

jeudi, octobre 21 2010

Reborn

   

            

       

lundi, octobre 18 2010

Souxe

   

    

   

   

vendredi, octobre 15 2010

Drug Trip - Thème du voyage (Bernard)

C'est un schéma qui simule le drug trip.

    

Je me suis inspiré d'un tableau informatif des années 70 qui indique la posologie, la nature du produit, les effets négatifs à court terme, moyen et long terme. J'ai voulu simuler le voyage à travers différents chemins, plusieurs possibilités de direction dans le schéma qui représentent les choix de Régis (citoyen Lambda) et les conséquence à court terme qu'il devra assumer.

   En choisissant le texte au lieu d'images ou de sources vidéo j'ai choisi de privilégier la navigation. En arrivant à la fin il est possible de prendre un chemin pour revenir au début ; alors le voyage se renouvelle et Régis peut tenter une nouvelle expérience.

     

   

   

   

   

       

       

    - Forme absurde du schéma pour représenter un Drug Trip --> Expérience difficilement communicable 

   

    - "Fear and loathing in Las Vegas" de Terry Gilliam

       

    -  Julien Prévieux ,La somme de toutes les peurs, détail, 2008

    -  Julien Prévieux, "code de la Bilble"  où il applique cette croyance pour prévoir des évènement économiques majeurs.

[[[  "Les codes de la Bible, connu aussi sous le nom de codes de la Torah, sont des phrases ou des fragments de mots ou de phrases, dont certains pensent qu'ils ont un sens, et qu'ils sont placés intentionnellement de manière codée dans les textes bibliques" ]]]

      

    - Démystifier l'expérience psychédélique  - Document des 70's -> réfléxion sur le consensus et moeurs actuelles?

       

    I__--> Episode de la série Futurama  de Matt Groening (créateur des Simpsons) où Fry, jeune livreur malchanceux de pizzas à New York, est accidentellement cryogénisé le 31 décembre 1999. Il se réveille mille ans plus tard, le 31 décembre 2999 et découvre une "cabine à suicide" (SuicideBooth) dans les rue de New "New" York qu'il prend pour une cabine téléphonique. 

   

     -  Une sorte de "cabine à suicide" a réellement été construite. Inventée par Philip Nitschke, un docteur australien pro-euthanasie. Elle se compose notamment d'un logiciel nommé "Deliverance" qui pose au patient toute une série de questions, et lui administre automatiquement une injection létale si les réponses données sont correctes. Le système utilisé est ainsi fait que le fournisseur de la machine ne peut pas être jugé responsable de la mort du patient si celui-ci réussit à s'euthanasier. 

En effet, ce dernier est jugé seul responsable de ce qui peut arriver lors de l'utilisation de la machine.

mercredi, octobre 13 2010

Enter the Void - Gaspar Noé

lundi, octobre 11 2010

Atlas in progress

   
   
     
    
   
  Plus j'avance et plus j'ai l'impression de fermer des portes sans savoir forcément ce qu'il y a derrière. Mais en même temps, plus j'avance et plus je trouve de similitude dans mes travaux, dans mes réflexions. Par exemple le fait de voir apparaître des formes structurales dans mes créations : structure filaire de la 3D, dessins (os) et peintures sur fond blanc (ma cabane "Distress"), mais également le fait que je mette parfois 2h pour écrire 10 lignes. Ce n'est probablement pas une obsession mais "l'essentiel" (dans les formes en tout cas) me captive. L'économie de moyens dans certaines oeuvres me touche profondément : "Die" de Tony Smith par exemple, pas forcément dans sa forme mais plutôt dans la force de sa conception, le discours de Sol Lewitt et le principe de la "Gestalt", le "less is more", les bâtiments de Ludwig Mies et l'utilisation du verre, de l'acier et du béton qu'il intègre dans une mégalopole, la prise de position de W. Benjamin : "le verre est l'ennemi de la propriété" et le fait qu'il considère que le gens qui rêvent de structures en verre sont les "apôtres d'une nouvelle pauvreté", l'architecture oblique et futuriste de Claude Parent, "chroniques martiennes" de Ray Bradburry et la déchéance de Bukowski, Kerouac, Burroughs, Ginsberg mais aussi John Fante. Le journalisme Gonzo, les films de Terry Gilliam, la théorie des différents paliers de conscience de Hunter S Thomson et la Beat Génération en général. Voilà ce qui me concerne.
Alors comment représenter tout ça... C'est justement la question de l'Atlas.
Mais comme j'arrête pas de taper/d'effacer du texte, de réfléchir, de retaper, et de pas y arriver je vais arrêter pour l'instant.
   
    
   
   
   
"untitled" Peter Sutherland
   
   
  ....

vendredi, octobre 8 2010

Arbalète à ricochet - Piste


L'art de la guerre s'estompe devant l'art du regard.



Je me suis intéréssé aux "Armes" de Daniel Deuzeuze car il travaille avec des matériaux de récupération. Il créé des Armes de poing, des armes de jet, des arbalètes... Pour lui le terme d'arme ne dissimule pas un projet guerrier mais une représentation possible du concept d'énergie : la prolongation d'un mouvement corporel, un jet.



" La composition symbolique de l'ensemble fait apparaître la force de concentration de l'objet au spectateur. Les armes de jet suggèrent la possibilité d'un tracé imaginaire, partant de l'arme pour aboutir à une cible potentielle. En construisant ces objets avec des éléments trouvés, Dezeuze leur donne un caractère faussement fonctionnel. "


Bois flotté = Vernis? = En rupture avec l'acte poétique = action mécanique = action corporelle 



Maquette Frac Bordeaux




mercredi, octobre 6 2010

Deux photos





Le but d'une image critique n'est-il pas d'interpeler, quel que soit le contexte, quelle que soit la nature de cette image ?

D'une manière passive ou réactive, interpeler le spectateur dans le but de le faire réfléchir, de dégager une opinion ou une émotion. Ici j'ai à faire à deux images : la première image (à gauche) est une oeuvre de Martha Rosler "Bringing the War Back Home series : Balloons", c'est un photomontage qui montre un Vietnamien tenant un bébé mort à l'intérieur d'un salon bourgeois Américain et la deuxième, "WB" (west bank) de Sophie Ristelhueber et représente une route de campagne rocailleuse où est placé un tas de pierre barrant la route.

Ce sont toutes les deux des images critiques qui traitent d'un fait d'actualité mais d'une façon totalement différente. Alors pourquoi, à l'intérieur d'une même volonté de dénoncer des actes condamnables, on retrouve une telle différence dans la manière de traiter un sujet et de considérer le spectateur ?

Je crois que la réponse se trouve dans le lien de cause à effet qui existe entre la production d'un artiste et l'effet émotionnel qu'elle provoque chez le spectateur, mais le plus important, l'époque à laquelle tout ça existe. La différence la plus marquante lorsqu'on regarde les deux images en parallèle c'est la violence d'une et la passivité de l'autre. Par exemple, l'image intolérable du Vietnamien et son bébé est aussi violente dans sa nature (ce qu'elle représente) que dans le message qui est adressé, contrairement à l'image de la route barrée qui est une image pensive (celle qui fait réfléchir) : elle évoque la curiosité d'une intervention, peut être humaine.
Sophie Ristelhueber se refuse à photographier des grands événements mais cherche à capter de petites choses qui sont la conséquence de grandes actions, par exemple, elle refuse de prendre en photo le mur de séparation entre Israêl et la Palestine mais préfère montrer les blessures des soldats.

Je pense que c'est justement le fait de se focaliser sur les détails qui provoque l'imaginaire du spectateur : une image qui délivre un message trop explicite dans sa forme perd de son aura, elle tue un peu l'imaginaire et le désir de s'y projeter.
Il suffit de regarder l'époque à laquelle ont été faites les deux images pour comprendre cette différence : la première date du début des années 70 alors que la seconde date de 2005. Du coup, on peut imaginer la réaction d'un public qui voit un petit vietnamien portant un cadavre dans un intérieur bourgeois Américain au temps de la guerre froide. C'est rempli de symboles : réunir les attribus de la réussite (le super appart) face à la souffrance ultime d'un être humain doit pouvoir choquer, c'est sûrement ce que l'image a du provoquer à l'époque, avec un message explicite "…l'ennemi aussi est un être humain ! Ne l'oubliez pas ! ", " l'ennemi c'est peut être nous ?"

Mais si cette image a tant perdue de sa force aujourd'hui c'est justement parce qu'elle a été faite hier, et hier, aujourd'hui… C'est ça le consensus !

Ca fait 50 ans qu'on nous saoule d'images, dans les magasines, à la télé et dans la rue, on regarde une publicité sur le lait concentrée suivie de la campagne sur le SIDA, on décroche un peu d'un reportage sur la guerre en Irak alors on zappe pour tomber sur super nanny (paix à son âme) et on nous place des articles sur la cellulite des stars juste à côté d'un problème géo-politique. A cause de ça, je crois qu'on a presque plus de hiérarchie dans l'information : car la plus importante n'est pas celle qui touche le plus de monde mais la plus spectaculaire.
C'est ce qui se passe dans la photo de Martha Rosler, c'est le trop plein d'image qui nous gave. Non seulement je déconnecte ce que je vois d'une réalité cachée, mais plus que ça : c'est l'image elle-même qui m'anesthésie.



((= Volontée ou hasard total de rassembler ces images?)) nb : Je pourrais d'avantage développer chaque parties ou parler du statut de l'artiste dans l'art critique, sur la dimension critique d'une oeuvre ou la volonté de provoquer le changement chez l'autre(?) … mais si j'avais commencé à en parler à travers ce texte je pense que je m'y serais perdu et j'ai préféré en rester aux deux images et ce qu'elles dégagent.


lundi, juin 21 2010

Biographie anglais

In the year 1988, Youri born in the little place named Longwi, unfortunately his mother thank he was a stillborn and by the way, she didn't find appropriate to bring the dead corp in a hospital. Oh, I forget to tell that the newborn discovered life in the kitchen of the family house, and since generations this way of life (of new lifes) became common.

Thanks to his father, a controller in the Merchant marine, the baby survive. The man brought him in a dispencer and the young child was cured by the nurses.

At the age of 12, his father died. He was a sport addict, and even if he consumed no alcohol, no cigarettes and no junk food, he find the bright light after a football match. So now, Youri was alone with his mother. He couldn't stand her because of so many reasons. The fat woman was stupid, intolerant and agressive. She hit the child all the day, bannishing everything : no friends, no fun.

When the young guy wanted to work with school's books, she was tearing pages in front of him, and then, obliged him to watch the TV trashes with her. But the bully mother was a great pianist. She was fat but her fingers was tall and thin. She often played in the ballets, in Austria for exemple.

Actually, Youri might be a pianist but he chose another way : Art School. He asked himself if the link between his only family (his mother) was maybe the artistic fiber. Every week, the teenager had a meeting with his father. The man helped his son for a ong time and guide him in every choices, every critical decisions he could take all his life.

At the age of 25, Youri went to nordics countries in order to learn contemporary design. He met Shiro Kuramata, a chinese designer who became his new master. After that, the young man had the opportunity to open his own gallery in Belleville, Paris, and step by step his name begun to resound in the Capital. But Youri was not so happy : after a while he started to ask himself if it the real life consisted to be selfish. How to keep dragging behind him is own master piece ?
Maybe the happiness was to listen to the heart and share something with someboby, maybe a wife ?

It was two outlooks, both extremely differents and radicals. Because of too much thinking the night appeared. Walking down the street the poor old man remembered  lot of things. Cold breathe. He sat down, thinking again and again... with no regrets.

The sun set.

Réflexion sur le texte de W. Benjamin

J'ai relu trois fois le texte de walter Benjamin sans pouvoir écrire quoi que ce soit. Je sais pas trop, d'un côté je suis complètement d'accord avec ce qu'il dit, d'un autre côté j'y ai jamais vraiment réfléchi. Le texte est bien écrit, les idées sont claires, c'est très accessible. Mais oui, alors il parle de Descartes, Einstein, Brecht, Klee, du communisme, qu'il est la répartition de la pauvreté et pas des richesses. J'ai un peu l'impression d'avoir déjà entendu ça.

Mais là je tombe sur une comparaison qui m'a beaucoup marquée : c'est celle de l'emploi du verre dans nos sociétés, le fait d'en utiliser pour construire des buildings par exemple : "un matériaux dur et lisse sur lequel rien n'a de prise. Un matériaux froid et sobre." Je trouve ça intéressant qu'il considère que l'emploi d'un matériaux soit comme le symptôme d'un malaise dans nos sociétés. Il rajoute : "le verre est l'ennemi de la propriété" et considère que les gens qui rêvent de constructions en verre sont peut être les "apôtres d'une nouvelle pauvreté". Le verre n'est pas ce qu'on pourrait appeler un matériaux noble mais les gens pauvres ne peuvent pas se le payer. Il est cassant et fragile, il laisse passer la lumière mais emprisonne la chaleur. Et pourtant dans des grandes villes comme New York il est omniprésent, on ne voit que ça. Si Benjamin établi un rapport entre cette matière largement utilisée et la difficulté d'y "laisser une trace" (et c'est aussi le cas de l'utilisation du fer comme il l'explique) c'est peut être ce qui a poussé les gens à faire du graffiti depuis vingt-ans, et ça explique peut être plus largement l'apparition du Street-Art. Le fait que les gens qui habitent les villes aient un grand besoin de se re-approprier les espaces. Je trouve ça plutôt poétique.

Introduction à l'analyse de l'image

J'ai un peu choisi le livre par hasard, en pensant que c'était une explication assez technique de l'analyse de l'image, que ça parlerait de publicité et je me suis pas trompé. En fait, j'ai quasiment fini de le lire en deux jours, peut être captivé par le fait de comprendre ou de chercher à décrypter les mécanisme d'une image (publicitaire). Depuis toujours j'aime bien regarder les pubs à la télé en me demandant quel public ça vise, établir un lien entre les couleurs, les formes, les textes niais et efficaces, le bourrage de crâne. Je trouve ça assez captivant que tout le monde accepte ça sans broncher. Que tout ça soit devenu complètement naturel et qu'on ne veuille plus rien y faire. Je pensais donc lire ce livre et en apprendre un peu plus sur le fait de décrypter une image. Le premier tiers du bouquin est complètement barbant et soporifique, ça s'appelle "Qu'est ce qu'une image ?". On part de l'homme des cavernes en passant par la Rome Antique pour finir à la définition de l'image contemporaine. Deux pages sur l'étymologie du mot.. C'est seulement à la fin du chapitre que j'ai un espoir en lisant : " C'est pourquoi il nous a semblé nécessaire de faire ce rappel théorique avant toute analyse interprétative." Ah, Enfin ! "mais une autre précaution est de définir le type d'image que l'on observe." Bon, tant pis, je me dis que c'est reparti pour une autre explication.

En fait, le livre lui-même ressemble à une analyse de ses propres textes. C'est classé par petits chapitres et ça change souvent de sujet. J'ai pas l'impression de suivre un raisonnement, quelque chose qui s'articule autour d'une idée, qui captive et fait réfléchir. Finalement je suis un peu déçu en le relisant, et les autres textes que j'ai pu lire après me font pas mal réfléchir sur la façon même de traiter l'analyse. Je crois qu'il faut pas prendre ce bouquin au premier degrés, comme quelque chose d'achevé mais juste comme une ébauche avec quelques idées assez justes et intéressantes. Je l'aurais peut être appelé [1][2][3] ... Au départ j'avais souligné toutes les "notions" qui m'intéressaient aussi bien sur le fait d'analyser une image que sur la condition de mener une analyse. Je me retrouve donc avec pleins de notes, d'encoches et d'astérisques que j'ai plus trop envi d'expliquer tellement je les trouve isolées et tellement le rapport entre elles n'est pas si évident. J'avais quand même souligné une phrase que trouve aujourd'hui encore intéressante (mais peut être pas pour les mêmes raisons) : " Il est faux de croire que l'analyse tue le plaisir esthétique, bloque la spontanéité de la réception de l'oeuvre. Il faut se rappeler que l'analyse est toujours un travail, qui demande du temps " et " ... car elle aiguise le sens de l'observation et du regard ". Là je suis plutôt d'accord avec la seconde phrase mais le fait même de poser cette question (et non de l'analyser simplement), c'est peut être ça qui tue le plaisir. Enfin, je pense qu'il y a énormément de choses à dire sur ces idées et sur la façon de percevoir l'analyse. Pour ma part, ça m'a fait pas mal réfléchir sur la façon d'écrire un bouquin (le côté négatif de ce que j'en ai retiré) mais d'un autre côté ça m'a appris beaucoup de choses sur la création, le montage d'une image publicitaire et la force communicative qui s'en dégage. Aujourd'hui, cette force me captive autant qu'avant et peut être même plus.

Notes

[1]

[2] ébauche d'introduction à une analyse inachevée

[3]

lundi, juin 14 2010

First Spring de Prada

Signes Chinois. Noir sur Blanc. Signes Peints. Trace du pinceau. [Instantané - Essentiel]


Noir et blanc - deux mannequins occidentaux - efféminés  - effrayés - ils s'isolent dans le coin d'une pièce - esthétique - muscles saillants - faible lumière - chemise, cravate et plaid à motif percé.


Une femme caresse une statue - la musique commence - accords orientaux - nappes de son (va-et-viens) - lenteur - jeux de son entre l'ambiance de la pièce, les bruits (frottement des vêtements) et les cordes - Caméra : panoramique d'un intérieur - objets anciens - codes - rituels - tradition.


Deux femmes - un poteau - phallique - homme asiatique au premier plan - puis homme occidental - tous volent - parapluie (ombrelle) rappelle le motifs des plaids - vision onirique - surréalisme - Golconde ? - fils et cables - fragilité - lenteur - poésie - musique poétique - angoisse - Gros plan : valise blanche - six plans successifs : valise blanche.


Enchaînement de deux plans fixes :

1) Contre plongée d'un bâtiment à l'architecture occidentale - grande horloge qui culmine - musique s'arrête - bruit du vent.

2) Légère contre-plongée - bâtiment à l'esthétique "Western" - cheval noir / cheval blanc - deux panneaux chinois discrets - homme et femmes marchent dans la rue déserte - valise blanche / valise noire.


Les deux mannequins traversent des rails de tramway - sols mouillé - très lumineux - arrière plan brumeux - flou - rue déserte.


Retour sur le bâtiment "western" - encore chevaux  - encore valises - homme et femme - vêtements luxe.


Plans suivants : Retour musique lancinante - retour contrastes - ancien / contemporain - panoramique droite -> gauche : jeunes femmes ajustent un costume traditionnel chinois - tramway et serviteurs qui courent - voiture de collection et couple moderne chinois.


Trois plans successifs : portraits d'un couple chinois - femme seule - regard perdu.



[ Les éléments, les personnages découverts au début se retrouvent dans ce plan. Avec le panoramique, les personnages des premiers plans se rencontrent, ils se juxtaposent, s'entrelacent, ils ne sont plus isolés mais forment un ensemble, dégagent une idée générale que le spectateur assimile peu à peu. A travers quelques codes simples (+le noir et blanc pour l'esthétique générale) ça fait un peu bourrage de crâne. ]



Les deux mannequins - valises blanches - rues toujours vides - surréalisme omniprésent - encore plus de contraste n&b - chapeau percés.



[ C'est seulement àprès l'avoir vu trois fois que je me rends compte comment Prada tente de faire passer le message de son nouveau concept (après le gilet, le parapluie et maintenant le chapeau) des vêtements et des accessoires.. percés. ]



Trois plans suivants : portraits d'un couple chinois - beauté extrême - presque irréelle - femme seule - perdue - femme qui cherche quelque chose du regard


Succession d'actions - surréaliste - personnages se croisent


Entrée d'un bar - restaurant - devanture style Art Nouveau années 30 - Culture occidentale


Long travelling - femmes seules à l'intérieur : costumes traditionnels, rituels, préparation, séduction - A l'extérieur : couple moderne regarde, ils s'en amusent.


Deux plans fort suivent :

1) Deux femmes asiatiques étendues - en intérieur - symétrie parfait de la pièce - aucun mouvement - rigueur et beauté quasi photographique.

2) Deux mannequins occidentaux - contre plongée - Atlas : pouvoir - symétrie parfaite - deux hommes traditionnels chinois - fantômes du passé - observent - se regardent - repartent - (arrêt musique)


Travelling - Repas - serviteurs - ancien/contemporain - reprise musique - calme - bruit des couverts - premiers sourires - réconciliation femmes - beauté troublante.


Nuit - deux hommes - regards perdus


RUPTURE (plan fixe de 7sec) - regard d'une femme asiatique - regard insistant - fixe - mystérieux - séduisant


Retour aux mannequins funambules - bruits d'orages - parapluies tombent au sol - les personnages se rassemblent - ils observent d'en bas.


Plan final - rails du tramway - serviteurs (ancien) courent - couple moderne en gros plan - fuite


Ecran noir - écritures chinoises - YANG FUDONG - fin




En fait, j'ai regardé plusieurs fois le court-métrage avant de décider de le traiter comme ça. J'ai tenté d'écrire un premier texte mais j'avais l'impression de manquer beaucoup de choses. Je me suis dis qu'en décrivant ce que je pouvais voir et entendre en temps réel, ça serait comme écrire ce que le cerveau peut percevoir. Je pense que c'est le principe même d'une publicité : envoyer un tas d'informations, perceptibles ou moins perceptibles, et que cet ensemble peu créer une émotion (ou pas).

Je pourrais parler de l'intention de Prada de viser tel ou tel public, je pourrais pousser mon analyse encore plus mais je pense que ma description est déjà assez longue.

Pour ma part j'ai trouvé le court-métrage "esthétique". Peut être à cause du noir et blanc et des plans un peu évidés. La seconde chose qui m'est venue est une impression de fragilité, de légèreté (ou d'apesanteur), de beauté presque irréelle dans les personnages. Je n'ai pas réalisé tout de suite la confrontation entre le moderne / et l'ancien. En fait j'ai trouvé ça long et un peu ennuyeux. Je pense pas que la musique soit bien appropriée, c'est sans doute ça qui m'a un peu endormi. J'ai pas trouvé qu'il y avait un rythme particulier, même dans cette lenteur voulue, quelque chose qui me tienne en haleine ou me donne envi de voir la suite. Peut être que ça marche les trois ou quatre premières minutes mais neuf minutes je trouve ça un peu... long ? J'ai le sentiment de tourner un peu en rond. Pour résumer, je pense que Prada a réussi son coup en faisant passer quelques messages essentiels : un questionnement sur les traditions, les générations en Chine, la liberté peut être, l'onirisme, la beauté...

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